Interopérabilité des systèmes pour échanger des données

Interopérabilité EDI Achats Santé

Passer d’un modèle PTT à un modèle multi-opérateurs

Il est un temps que les moins de 30 ans n’ont pas connu, celui de la présence d’un opérateur historique qui maîtrisait de bout en bout l’acheminement des appels téléphoniques en France. Pour tout à chacun, il était alors juste normal de souscrire auprès de cet opérateur pour pouvoir téléphoner. Tout a changé le jour où, sous l’impulsion de la volonté du législateur, le marché de la téléphonie s’est ouvert à la concurrence avec l’arrivée de nouveaux acteurs. Sur un plan technique, des normes ont été définies pour que les réseaux téléphoniques puissent communiquer entre eux et de manière transparente pour les utilisateurs. Chacun peut choisir son propre opérateur sans avoir à tenir compte du choix de ses futurs correspondants téléphoniques.

Dans le domaine des EDI, la problématique est la même.

Pour favoriser l'équipement de ses partenaires de solutions permettant de dématérialisation des échanges de données, les principaux donneurs d’ordre dans le secteur de la distribution ont favorisé l’émergence de standards obligeant les éditeurs à proposer des solutions interopérables. Ainsi, le fournisseur et le donneur d’ordre sont chacun maître de leurs choix en termes d’éditeur de solution d’EDI, selon ses moyens et ses contraintes techniques, avec comme seule obligation, celle de disposer d’une solution interopérable selon les standards.

 

Valérie Marchand, responsable du Pôle Santé pour GS1 France :

« Organisme international de standardisation, GS1 est neutre et à but non lucratif. Il promeut donc des standards agnostiques, utilisables quel que soit le système d’information et pouvant être lus par tous types de lecteurs. Notre ambition ? Permettre à tous de parler le même langage pour automatiser les transactions, optimiser les flux et améliorer la traçabilité globale de la chaîne logistique. Les standards GS1 sont d’ailleurs largement éprouvés dans de nombreux secteurs d’activité, facilitant grandement l’échange d’informations tout en répondant aux besoins de tous les partenaires – y compris lorsqu’il s’agit de s’ouvrir à de nouveaux marchés. Ils sont particulièrement pertinents en santé, d’autant que le secteur connaît des évolutions qui imposent le recours à un langage commun, comme la sérialisation des médicaments ou la mise en oeuvre de l’identifiant unique des dispositifs médicaux (UDI). L’adoption des standards GS1 favorisera ici l’interopérabilité des systèmes d’information, puisque chacun pourra effectuer ses propres choix techniques en ayant l’assurance de pouvoir échanger et intégrer des données multi-sources ».

 

Dans le secteur de la santé, les partenaires que sont les établissements qui achètent d’un côté, et les industriels qui commercialisent de l’autre, ont pris l’habitude fonctionner avec un même éditeur qui gère le lien de bout en bout. Ainsi, pour beaucoup de partenaires, ils considèrent qu’ils doivent se plier au choix soit de leurs fournisseurs, soit de leurs clients. A défaut, c’est souvent le choix de ne pas déployer de solutions de dématérialisation qui s’opère, considérant les contraintes de l’opérateur trop importantes ou bien la valeur ajoutée dégagée insuffisante.

Les attentes des établissements et des industriels sont importantes en termes de dématérialisation des échanges de données pour optimiser les flux logistiques. 

Pour faciliter le déploiement de ces solutions, il est essentiel que les acteurs du secteur changent de paradigme en privilégiant des solutions EDI interopérables, libérant les partenaires d’un choix contraint et gage d’un véritable développement de nombre de messages échangés.

Les standards GS1 pour la santé répondent aux spécificités du secteur et permettent d’aller bien au-delà du simple envoi d’un bon de commande en permettant d’intégrer les données de traçabilité des produits et le traitement automatisé des tâches en lien avec les approvisionnements (confirmations de commande, réception des marchandises, rapprochement des factures).

 

Article paru dans Hospitalia N°46 - Septembre 2019

 

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